Ce que le bilan neuropsychologique ne permet pas
–Poser un diagnostic : il s’agit d’un acte médical et seul un médecin peut ainsi le réaliser. Certaines particularités peuvent d’ailleurs s’expliquer par des conditions purement physiques (dérèglements vitaminiques, hormonaux…). Par ailleurs, un même trouble cognitif est souvent commun à plusieurs difficultés ou pathologies. Par exemple, les épreuves attentionnelles peuvent être parfaitement accomplies par une personne présentant pourtant un Trouble Déficit de l’Attention véritable.
-Répondre à toutes les questions : la psychologie reste une science humaine et l’être humain est très complexe ! Un même symptôme peut être expliqué par de nombreuses raisons mais les délimiter est parfois extrêmement délicat. C’est pourquoi vous serez éventuellement réadressé vers un ou d’autres professionnels pour étayer les doutes.
–Guérir : certaines pathologies ne peuvent obtenir de rétablissement et un accompagnement (y compris psychologique), des compensations et/ou des informations claires sur ce qui vous touche sont les plus aidants. Le bilan est par ailleurs un constat et il n’a pas vocation à vous soigner, « juste » à vous éclairer et mieux vous comprendre.
Ce que le bilan neuropsychologique permet :
–Dresser un profil cognitif, en déterminant les forces et les faiblesses dans le raisonnement de la personne. Le profil permet régulièrement d’évoquer ou d’écarter un ou des troubles sous-jacents.
–Conseiller sur les bilans complémentaires pertinents tels que l’ergothérapie, la psychomotricité ou l’orthoptie. Dans un souci d’évaluation globale de la personne, une évaluation de l’humeur est souvent proposée et peut vous suggérer un suivi psychologique pour soulager les difficultés cognitives perçues.
–Suggérer des aménagements scolaires ou professionnels pour aider la personne.
–Orienter vers une éventuelle remédiation cognitive (« rééducation » des fonctions du cerveau) pour améliorer ou contourner les difficultés mises en évidence au bilan.
